Pour télécharger le livret de sociétaire : cliquez ici.

Pourquoi faire un don à la SCTL :

Cette question est légitime. Une SCI n’est pas une association et n’a pas vocation à vivre de subventions ou de dons. Depuis sa création, la SCTL s’attache d’ailleurs à assurer son autonomie financière : son fonctionnement courant repose sur son propre équilibre économique. Il n’est pas question que les dons viennent se substituer à cette exigence d’autonomie.

En revanche, la SCTL est bien davantage qu’un simple outil juridique de gestion foncière. Elle est l’héritière d’une lutte de plus de dix ans contre l’extension d’un camp militaire et porte, depuis 1985, une expérience concrète de propriété collective et d’autogestion. Depuis plus de quarante ans, elle démontre qu’il est possible de soustraire des terres à la spéculation, de les gérer comme des biens communs et de construire, dans la durée, une gouvernance collective fondée sur la responsabilité, la solidarité et l’usage plutôt que sur la recherche du profit.

C’est suite aux diffusions du spectacle LARZAC! de Philippe Durand retraçant cette histoire, qu’une proposition de levée de fonds a émergé. Les gérant-es ont choisi d’accueillir cette initiative en lui donnant un sens politique clair : les dons ne serviront pas à faire vivre la SCI, mais à faire vivre ce qu’elle a permis de construire.

Ils permettront de partager cette expérience avec d’autres collectifs, faire connaissance avec celles et ceux qui inventent des formes de propriété collective du foncier, de favoriser les rencontres entre initiatives, de produire et transmettre des outils, des savoir-faire et des retours d’expérience. Autrement dit, ils serviront à faire circuler un bien commun immatériel : plus de quarante années d’expérimentation, de pratiques collectives et d’apprentissages.

Soutenir cette démarche, ce n’est pas financer une structure. C’est contribuer à l’essaimage d’un modèle qui affirme que la terre peut échapper à la logique marchande, que la propriété peut être pensée comme une responsabilité collective, et que l’autogestion n’est pas une utopie mais une pratique concrète, éprouvée et toujours actuelle.