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Les bois du Larzac

Sa création

Cette association a été créée le 8 avril 2013. Elle est composée de 4 collèges : celui des membres fondateurs représentés par la SCTL et la SC GFA Larzac, celui des membres de droits représentés par les fermiers et les prêteurs à usage d’une des deux sociétés, celui des propriétaires non membres fondateurs et le dernier des membres adhérents constitué par toute personne voulant intégrer l’association.

Pourquoi ?

Cette association, assujetie à la TVA depuis avril 2014, a en gestion l’exploitation forestière des parcelles boisées de la SCTL et de la SC GFA Larzac. Elle assure également la partie communication sur la gestion de la forêt et du sylvopastoralisme.
La valorisation des bois présents sur le causse, dont le pin sylvestre reste l’essence prépondérante, peut se faire de trois manières : sous la forme de combustible (plaquette forestière, bois bûche), en bois de seconde transformation (palette ou pâte à papier) ou de troisième transformation (bois d’œuvre). A l’heure actuelle, la majeure partie des bois seront commercialisé en bois énergie au vu de la faible quantité des peuplements.

Zoom sur la plaquette forestière (PF)

La plaquette forestière (PF) se présente sous forme de broyat, provenant du déchiquetage du bois.
Il peut s’agir de branches, notamment les « rémanents », c’est-à-dire les branches qui restent sur un chantier de bûcheronnage et qui ne sont pas utilisées. Il peut s’agir de déchets de scierie (dosses) ou de l’industrie (palettes…). Il peut aussi s’agir également d’arbres entiers, de médiocre qualité ne permettant pas de valorisation en seconde ou troisième transformation.
Quelques ordres de grandeur :
- 1 m3 de PF (humidité 25 %) = 100 litres de fioul = 1 000 kWh
- 1 stère de bois = environ 1,5 m3 de plaquettes

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Quelles orientations pour l’association ?

Au vu du massif forestier présent sur les terres de la SCTL et de la SC GFA Larzac, la valorisation sous la forme de PF semble la plus judicieuse. En effet, la PF rend possible la valorisaition d’une ressource de faible qualité tout en maintenant une activité économique et sociale locale.
De plus, une chaudière à PF performante, bien réglée et utilisant de la PF suffisamment sèche n’émet presque pas de polluants atmosphériques. Son bilan carbone est nul, puisque la forêt se régénère et absorbe le CO2 émis par la chaudière.

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La provenance de la ressource

Un Plan Simple de Gestion (PSG), le plus grand de Midi-Pyrénées a été réalisé pour plannifier les coupes sur 10 ans et gérer durablement la forêt.
Deux types de coupes se rencontrent pour la fourniture de PF :
- les coupes sylvopastorales, pour stopper l’envahissement des parcours par les pins sylvestres. Les arbres entiers peuvent aisément être transformés en PF ;
- des coupes sylvicoles où les bois sont dépressées (éclaircissant les peuplements trop denses) pour permettre d’ici quelques décennies d’avoir des arbres de meilleure qualité (palettes, bardages, menuiserie…). Les produits issus du dépressage sont entièrement transformés en PF.

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Pour qui ?

Le marché de la PF est encore émergent en France, alors qu’il est déjà très dynamique chez nos voisins suisses ou autrichiens, par exemple. Avec la hausse inévitable du coût des combustibles fossiles (en raison de leur raréfaction et des taxes sur les émissions de carbone), le bois va (re)devenir une alternative de plus en plus crédible et pertinente, sous toutes ses formes : bûche, granulé et PF.

D’ores et déjà, des fermiers sur le Larzac se chauffent avec ce combustible (6 exploitations agricoles de la SCTL sur le Larzac dont 2 réseaux de chaleur).

Des projets de plus amples envergures existent au sud du département, comme le réseau de chaleur à Saint-Affrique.

La PF trouve une utilisation optimale avec des chaudières de puissance élevée pour chauffer un bâtiment collectif (une mairie, une salle des fêtes, une école, une maison de retraite, une piscine…) ou tout un quartier, via un réseau de chaleur.

L’existence d’une filière locale peut permettre d’orienter le choix des maîtres d’œuvre en faveur de ce combustible produit localement et dans le respect d’une gestion durable de la forêt.

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Les grandes étapes

Ce projet a été divisé en deux étapes, à savoir :

L’activité a réellement débuté au mois de septembre 2014 pour la première saison de chauffe.

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On en parle !

Bio énergie international
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Article Midi Libre du 2 octobre 2016